
La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 adoptée le 16 décembre 2025 prévoit, à partir du 1er janvier 2026, une hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) de 1,4 point sur certains revenus du capital.
Cette hausse concerne notamment les Plans d’Épargne Entreprise (PEE), PERCO et Plans d’Épargne Retraite (PER) sur les revenus de placement entraînant deux impacts :
- L’évolution du taux de prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % (10,6 % de CSG + 0,5 %, de RDS + 7,5 % de Prélèvement de Solidarité) appliqué aux plus-values mobilières constatées au moment des rachats des sommes placées en Épargne Salariale.
Par exemple, sur un rachat de 600 € dont 100 € de plus-value financière, l’augmentation de la CSG de 1,4 point représente alors 1,40 €. - L’évolution du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou « flat-tax ») de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % sur les prélèvements sociaux) appliqué aux dividendes non-capitalisés (perçus par exemple dans le cadre de l’Actionnariat Salarié) et aux rachats issus des « versements volontaires déductibles » (spécifiques au PER).
Les recettes issues de cette mesure financeront la branche autonomie de la sécurité sociale, via la contribution financière pour l’autonomie (CFA), destinée à soutenir l’accompagnement des personnes âgées et en situation de dépendance.
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Bon à savoir
Le taux de CSG prélevé sur les revenus d’activités reste inchangé à 9,2 % pour les sommes d’épargne salariale versées à l’entrée par l’employeur telles que l’intéressement, la participation et l’abondement.
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Le PER et le PEE : dispositifs d’épargne aux multiples atouts
Le Plan d’épargne retraite collectif (PER) dispositif long terme, se distingue par la diversité de ses sources d’alimentation. Il peut être alimenté par les versements volontaires ou les jours de Congés/RTT et CET épargnés par les salariés, par les sommes issues de l’Épargne Salariale telles que l’intéressement, la participation et la Prime de Partage de la Valeur (PPV), ainsi que par l’abondement de l’employeur, le tout dans un cadre fiscal et social avantageux. L’abondement de l’entreprise renforce l’effort d’épargne sans impact sur le pouvoir d’achat, tandis que l’affectation de l’intéressement, la participation et la PPV sur le PER permet de faire croître son épargne plus rapidement. Alors que la PPV est amenée à évoluer et que ses avantages fiscaux s’amenuisent, l’intéressement offre aux entreprises une solution plus pérenne, personnalisable et équitable pour récompenser les efforts collectifs. C’est un outil puissant pour renforcer l’engagement des équipes tout en optimisant les charges de l’entreprise.
À côté du PER, le Plan d’épargne entreprise (PEE), dans un cadre fiscal et social tout aussi avantageux, offre une autre solution d’épargne salariale intéressante par sa liquidité avec ses onze cas de déblocages avant l’échéance des 5 ans pour constituer une épargne à moyen terme.


